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Bien préparer son corps avant une course officielle

Une course officielle ne se gagne pas seulement avec des jambes rapides. Elle se prépare avec un corps disponible, un mental calme, une stratégie claire et des habitudes testées avant le jour J. Beaucoup de coureurs arrivent au départ avec un bon plan d’entraînement, mais une mauvaise gestion des derniers jours : trop d’intensité, chaussures neuves, repas improvisé, sommeil négligé ou départ trop rapide. Résultat : les sensations se dégradent avant même le cinquième kilomètre.

Bien préparer son corps avant une course officielle, c’est construire une chaîne solide. Chaque maillon compte : préparation progressive, échauffement, alimentation, hydratation, respiration, récupération et gestion du stress. Pour rendre les conseils concrets, suivons Nadia, coureuse régulière qui prépare son premier semi-marathon officiel. Elle court trois fois par semaine, travaille beaucoup assise et a déjà connu une douleur au mollet après une sortie trop rapide. Son objectif n’est pas de tout révolutionner, mais d’arriver sur la ligne de départ avec un corps prêt à répondre.

En bref

  • Réduire la charge dans les derniers jours permet de garder de la fraîcheur sans perdre sa forme.
  • Tester son matériel et son alimentation à l’entraînement évite les mauvaises surprises le jour de la course.
  • Un bon échauffement active les muscles, les articulations, le souffle et l’attention.
  • La récupération fait partie de la performance : sommeil, repos actif, mobilité et hydratation comptent autant que les séances difficiles.
  • Le mental se prépare avec des objectifs réalistes, une visualisation simple et une stratégie d’allure.

Préparation progressive avant une course officielle : bâtir un corps solide sans se griller

La première erreur avant une course officielle consiste à vouloir prouver sa forme trop tard. À dix jours d’un 10 km, d’un semi ou d’un marathon, une séance très dure ne construit presque plus rien. Elle peut surtout laisser des traces : mollets raides, sommeil perturbé, fatigue nerveuse ou petite gêne qui s’installe. La préparation progressive repose sur une idée simple : on augmente les charges au bon moment, puis on laisse le corps assimiler.

Nadia a longtemps pensé qu’une dernière grosse sortie la rassurerait. Trois semaines avant son semi, elle voulait courir 18 km à allure rapide pour se tester. Son entraîneur lui a plutôt proposé une sortie de 15 km confortable, avec seulement 3 blocs de 8 minutes à l’allure visée. Elle a fini avec de bonnes jambes, sans impression d’avoir vidé le réservoir. C’est exactement ce que l’on cherche : créer de la confiance, pas de la casse.

Adapter l’entraînement à la distance et au niveau réel

Un coureur débutant qui prépare son premier 10 km n’a pas les mêmes besoins qu’un coureur confirmé sur marathon. Le premier doit surtout développer une base d’endurance, apprendre à courir régulièrement et éviter les accélérations inutiles. Le second doit affiner son allure, sa nutrition et sa résistance musculaire sur la durée.

Le principe reste identique : alterner des séances faciles, des moments plus intenses et des jours de repos. Une semaine bien construite peut inclure une sortie en aisance respiratoire, une séance de fractionné court ou long, une sortie plus longue et un travail de renforcement. Pour comprendre les exigences selon la distance choisie, il peut être utile de consulter un guide sur les formats de courses en running, car un 5 km officiel et un trail de 30 km ne sollicitent pas le corps de la même façon.

Quand l’intensité aide vraiment à progresser

L’entraînement intensif a sa place. Il apprend au corps à gérer l’inconfort, à rester efficace quand les jambes chauffent et à ne pas paniquer lorsque le souffle s’accélère. Une montée répétée, une séance de 6 fois 800 mètres ou un tempo de 20 minutes peuvent construire une vraie solidité. Mais l’intensité doit être dosée.

Imagine Nadia seule face à une côte longue de 400 mètres. Elle souffre sur les derniers mètres, mais garde une foulée propre, les épaules basses, le regard loin devant. Elle ne sprinte pas n’importe comment. Elle apprend à tenir un effort exigeant avec contrôle. Cette mémoire corporelle ressortira le jour de la compétition, lorsque la fatigue arrivera au quinzième kilomètre.

Le piège, c’est de confondre difficulté et destruction. Une bonne séance laisse de la fatigue, pas une douleur inquiétante. Si une gêne modifie la foulée, si une douleur augmente au fil des minutes ou si une articulation devient instable, il faut lever le pied. Dans certains cas, un médecin du sport pourra demander une échographie musculaire pour vérifier l’état d’un mollet, d’un ischio-jambier ou d’un tendon après une douleur persistante. Ce n’est pas un signe de faiblesse, c’est une manière intelligente de protéger sa saison.

Période avant la course Objectif principal Exemple de séance Erreur à éviter
4 à 6 semaines Construire l’endurance et la régularité Sortie longue confortable + séance rythmée Augmenter trop vite le volume
2 à 3 semaines Stabiliser l’allure de course Blocs à allure cible avec récupération Multiplier les tests à fond
Dernière semaine Garder de la fraîcheur Footing très facile de 20 à 30 minutes Rattraper un entraînement manqué
Veille Activer sans fatiguer Marche, mobilité douce, repos Essayer un nouveau matériel

Une préparation bien menée ne cherche pas à épuiser le coureur avant le départ. Elle l’amène progressivement vers un état rare : assez entraîné pour tenir, assez frais pour courir juste.

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Échauffement complet avant une course : réveiller les muscles, le souffle et les réflexes

L’échauffement n’est pas une formalité que l’on expédie en trottinant deux minutes près du sas de départ. C’est une montée en température organisée. Il prépare les muscles à produire de la force, les articulations à encaisser les impacts et le système cardio-respiratoire à soutenir l’effort. Sans cette transition, le départ paraît souvent brutal : jambes lourdes, souffle court, foulée raide.

Sur une course officielle, l’ambiance peut pousser à négliger cette étape. On récupère son dossard, on croise des amis, on vérifie sa montre, puis l’appel du départ arrive. Nadia s’est déjà fait piéger sur un 10 km : elle est partie presque à froid, emportée par le groupe. Au deuxième kilomètre, ses quadriceps brûlaient et sa respiration était désordonnée. Depuis, elle suit une routine simple, toujours la même.

Une routine d’échauffement efficace en 15 à 25 minutes

La durée dépend de la distance et de l’intensité. Pour un 5 km ou un 10 km couru vite, l’échauffement doit être plus dynamique, car l’allure élevée arrive dès les premières minutes. Pour un semi-marathon ou un marathon, il reste utile, mais il doit préserver l’énergie.

Une routine pratique commence par 8 à 12 minutes de footing très facile. Le but n’est pas d’accélérer, mais d’augmenter doucement la température interne. Ensuite viennent les mobilisations : chevilles, hanches, genoux, bassin, épaules. Quelques gammes comme montées de genoux, talons-fesses, foulées bondissantes légères ou pas chassés permettent de réveiller la coordination.

  • Footing léger : 8 à 12 minutes pour activer le système cardio-respiratoire.
  • Mobilité articulaire : cercles de chevilles, ouvertures de hanches, rotations du bassin.
  • Gammes techniques : montées de genoux courtes, talons-fesses souples, foulées progressives.
  • Accélérations contrôlées : 3 à 5 lignes droites de 60 à 80 mètres, sans sprint maximal.
  • Retour au calme avant départ : quelques minutes pour respirer, boire une gorgée et se placer.

Les étirements statiques longs juste avant une course ne sont généralement pas la meilleure option. Tenir une posture intense pendant 45 secondes peut diminuer la tonicité musculaire. À la place, on privilégie des mouvements actifs, courts et fluides. Les étirements plus longs trouveront leur place après l’effort ou lors de séances dédiées à la mobilité.

Échauffement mental : entrer dans sa course avant le coup de pistolet

Le corps n’est pas le seul à devoir se mettre en route. L’échauffement mental prépare l’attention. Il consiste à se poser les bonnes questions : quelle allure au premier kilomètre ? Où vais-je me ravitailler ? Que faire si les jambes semblent lourdes au départ ? Ces réponses évitent de subir l’ambiance.

Nadia utilise une méthode très simple. Dix minutes avant le départ, elle ferme les yeux quelques secondes et visualise trois scènes : un départ calme, un passage difficile au milieu, puis une fin de course où elle reste relâchée. Elle ne cherche pas à se convaincre que tout sera facile. Elle se prépare à rester lucide quand ce sera dur.

Cette approche rejoint les principes détaillés dans la préparation mentale en course à pied. Plus le scénario est clair avant le départ, moins le cerveau gaspille d’énergie à improviser. Le mental aime les repères simples : une allure, une phrase d’ancrage, une stratégie de ravitaillement.

Un bon échauffement ne fatigue pas, il rend disponible. Le coureur qui part avec des muscles activés et une tête organisée économise de l’énergie dès les premières foulées.

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Alimentation et hydratation avant course : remplir le réservoir sans troubler l’estomac

L’alimentation d’avant-course doit servir la performance, pas créer de stress digestif. Beaucoup de coureurs cherchent le repas parfait la veille, alors que l’essentiel se joue dans la régularité des jours précédents. Le corps stocke une partie de son énergie sous forme de glycogène, principalement dans les muscles et le foie. Pour remplir ces réserves, il faut des glucides bien tolérés, un apport suffisant en protéines et une digestion tranquille.

Nadia a appris cette leçon lors d’un trail court. La veille, elle avait mangé un plat très épicé dans un restaurant avec des amis. Le lendemain, ses jambes allaient bien, mais son ventre a dicté la course. Depuis, elle applique une règle simple : aucun aliment nouveau dans les 48 heures avant une épreuve officielle.

Que manger les jours précédents une course officielle

Deux à trois jours avant une course longue, il est utile d’augmenter légèrement la part de glucides, sans tomber dans l’excès. Riz, pâtes, pommes de terre, semoule, pain au levain, flocons d’avoine ou fruits mûrs peuvent aider à sécuriser les réserves. Les protéines restent importantes pour soutenir les muscles : œufs, poisson, volaille, tofu, yaourt ou légumineuses bien tolérées.

Les fibres, les graisses lourdes et les plats très riches peuvent être réduits la veille si l’on a un système digestif sensible. Cela ne veut pas dire manger fade ou insuffisant. Cela signifie choisir des aliments connus, simples et déjà validés pendant l’entraînement. Le repas idéal est celui que le corps reconnaît.

Le petit-déjeuner dépend de l’horaire de départ. Si la course commence tôt, mieux vaut prévoir un repas digeste trois heures avant : pain, miel, banane, compote, boisson chaude, yaourt si bien toléré. Pour un départ plus tardif, une collation peut compléter : morceau de gâteau énergétique testé, fruit mûr ou petite barre céréalière. Là encore, la règle terrain est claire : on ne découvre pas un produit sur la ligne de départ.

Hydratation : boire juste, ni trop ni trop peu

L’hydratation influence directement la concentration, la température corporelle et la fonction musculaire. Une légère déshydratation peut rendre l’effort plus pénible, augmenter la perception de fatigue et favoriser les crampes chez certains coureurs. À l’inverse, boire énormément juste avant le départ peut provoquer un ventre qui ballotte ou des envies pressantes.

La bonne stratégie commence la veille : boire régulièrement par petites prises, observer la couleur des urines et éviter les excès d’alcool. Le matin, quelques gorgées fréquentes valent mieux qu’un grand volume avalé d’un coup. Sur course longue ou par temps chaud, une boisson contenant des électrolytes peut aider à compenser les pertes liées à la transpiration.

Pendant l’épreuve, la stratégie dépend de la durée. Sur un 10 km, l’eau peut suffire selon la météo et le niveau. Sur semi-marathon, marathon ou trail, il faut anticiper davantage : boire dès les premiers ravitaillements, tester les gels à l’entraînement, alterner eau et boisson énergétique si nécessaire. La nutrition pendant l’effort n’est pas un bonus, c’est une partie du plan.

Respiration, digestion et gestion de l’allure

La respiration joue aussi un rôle dans le confort digestif. Un départ trop rapide provoque une ventilation désordonnée, une tension abdominale et parfois un point de côté. En partant légèrement en dessous de l’allure cible, le coureur laisse au corps le temps de s’installer.

Nadia utilise une astuce simple sur les trois premiers kilomètres : elle vérifie qu’elle peut souffler longuement sans crispation. Si elle halète déjà, elle ralentit. Pour approfondir ce point, un contenu dédié à la gestion du souffle sur course longue peut aider à mettre en place des repères respiratoires utiles.

Le réservoir énergétique ne sert à rien si l’estomac se rebelle ou si le souffle s’emballe trop tôt. Manger, boire et respirer doivent fonctionner ensemble, comme trois réglages d’un même moteur.

Récupération, sommeil et prévention des blessures : arriver frais plutôt que simplement entraîné

La récupération est souvent considérée comme une période passive. En réalité, c’est là que le corps transforme l’entraînement en progrès. Après une séance intense, les fibres musculaires ont besoin de réparation, le système nerveux doit redescendre et les réserves d’énergie doivent se reconstituer. Ignorer cette phase revient à construire une maison solide sur un sol instable.

Dans les semaines précédant une course officielle, la fraîcheur devient un objectif prioritaire. Un coureur peut avoir fait toutes ses séances et pourtant arriver vidé. Cela arrive souvent après une accumulation de petites erreurs : dormir une heure de moins chaque nuit, ajouter du renforcement trop tard, courir vite sur les footings faciles, négliger les douleurs discrètes.

Sommeil : le meilleur outil de performance gratuit

Le sommeil influence la réparation musculaire, l’équilibre hormonal, l’humeur et la capacité à prendre de bonnes décisions en course. Une seule mauvaise nuit avant l’épreuve n’est pas dramatique si les jours précédents ont été corrects. En revanche, une dette de sommeil installée se paie souvent au moment où l’intensité augmente.

Nadia travaille parfois tard. Lors de sa préparation, elle a compris qu’une séance de fractionné réussie ne compensait pas cinq nuits trop courtes. Elle a donc instauré un rituel simple la dernière semaine : dîner plus tôt, préparer son sac la veille, couper les écrans avant de dormir et garder une heure de coucher stable. Rien de spectaculaire, mais ses jambes ont retrouvé de la légèreté.

Étirements, mobilité et repos actif

Les étirements ne doivent pas être utilisés comme une punition après chaque sortie. Ils servent à restaurer de l’amplitude, à relâcher certaines tensions et à mieux sentir son corps. Après un footing facile, quelques postures douces peuvent être utiles. Après une séance très intense, mieux vaut parfois privilégier marche, hydratation, repas complet et sommeil.

La mobilité est différente de l’étirement passif. Elle consiste à bouger les articulations dans une amplitude contrôlée : hanches, chevilles, colonne, épaules. Pour un runner, une cheville mobile et une hanche stable améliorent la foulée. Une routine de 8 minutes, trois fois par semaine, peut réduire les compensations et donner une sensation de course plus fluide.

Le repos actif a aussi sa place. Une marche de 20 minutes, une sortie vélo très douce ou quelques exercices respiratoires aident à relancer la circulation sans ajouter de charge. La récupération n’est donc pas forcément rester immobile. C’est choisir l’effort qui régénère au lieu d’épuiser.

Prévenir les blessures courantes chez les coureurs

Les blessures apparaissent rarement par hasard. Elles naissent souvent d’un changement trop rapide : plus de kilomètres, plus de vitesse, plus de dénivelé, nouvelles chaussures, surface différente. Le corps accepte beaucoup de choses, mais il a besoin de temps. La progressivité reste la meilleure assurance.

Le renforcement musculaire joue un rôle essentiel. Mollets, fessiers, ischio-jambiers, quadriceps et gainage participent à la stabilité. Un coureur qui ne fait que courir peut progresser, mais il laisse parfois des faiblesses s’installer. Pour mieux comprendre ce levier, les conseils sur le renforcement musculaire en running permettent de structurer un travail simple et efficace.

Si une douleur persiste malgré le repos, il ne faut pas attendre la veille de la course pour consulter. Une tendinite débutante, une contracture ou une lésion musculaire légère se gère mieux tôt. Dans certains cas, une échographie musculaire permet de distinguer une simple tension d’une atteinte plus sérieuse. Cette information évite de prendre le départ avec un risque inutile.

Arriver frais, ce n’est pas manquer d’ambition. C’est respecter la logique du corps : il performe mieux lorsqu’il a eu le temps d’absorber le travail demandé.

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Stratégie du jour J : gérer l’effort, le matériel et les imprévus avant le départ

Le jour d’une course officielle, la préparation se joue dans les détails. Le dossard est accroché, la tenue est prête, mais l’environnement change : foule, bruit, attente, météo, sas, excitation. Même un coureur expérimenté peut se laisser emporter. La stratégie consiste à réduire les décisions inutiles pour garder de l’énergie mentale.

Nadia prépare son sac la veille avec une liste écrite. Elle y met ses chaussures déjà testées, ses chaussettes habituelles, son short, son haut, son dossard, quatre épingles, une veste légère, une gourde, ses gels et un vêtement chaud pour l’attente. Cette routine paraît basique, mais elle évite le stress de dernière minute. Le cerveau aime ce qui est clair.

Matériel : ne rien tester le jour officiel

Une course n’est pas un laboratoire. Les chaussures neuves, la montre configurée au dernier moment, le gel jamais testé ou le t-shirt reçu dans le sac coureur peuvent devenir de vrais problèmes. Une couture mal placée peut provoquer une irritation. Une chaussure trop rigide peut réveiller un tendon. Une montre mal réglée peut afficher une allure incohérente et pousser à accélérer sans raison.

Le bon matériel est celui que l’on oublie. Les chaussures doivent avoir été utilisées sur plusieurs sorties, dont une séance proche de l’allure prévue. Les chaussettes doivent rester confortables même avec les pieds humides. La montre GPS peut aider à contrôler le rythme, à condition de ne pas courir les yeux collés dessus. Pour choisir un modèle adapté, un guide sur la montre GPS en course à pied peut être utile, surtout si l’on hésite entre autonomie, précision et simplicité d’usage.

Gestion de l’effort : partir avec la tête, finir avec les jambes

Le départ est le moment le plus dangereux pour l’allure. Tout semble facile, les spectateurs encouragent, les coureurs autour accélèrent. Pourtant, chaque seconde gagnée trop tôt peut coûter cher plus tard. Sur semi ou marathon, un premier tiers trop rapide transforme souvent la fin en survie.

Nadia applique une règle : les deux premiers kilomètres doivent sembler presque trop faciles. Elle accepte de se faire doubler. Elle sait que beaucoup de coureurs reviendront plus tard. Cette patience est une force. La course officielle récompense rarement celui qui s’agite le plus au départ ; elle récompense celui qui maintient le bon effort au bon moment.

Pour gérer l’intensité, trois repères fonctionnent bien : l’allure, les sensations et la respiration. L’allure donne une indication objective. Les sensations préviennent quand le corps force trop. Le souffle révèle l’état réel du moteur. Si les trois signaux se contredisent, il faut écouter le plus prudent.

Gérer les imprévus sans paniquer

Une course parfaite existe rarement. Il peut pleuvoir, faire chaud, y avoir du vent, un ravitaillement peut être encombré, un lacet peut se desserrer. La différence se fait dans la réaction. Paniquer coûte de l’énergie. Ajuster permet de rester dans la course.

Si la chaleur monte, il faut accepter de ralentir légèrement et boire plus régulièrement. Si le vent est fort, se placer dans un groupe peut aider à économiser de l’énergie. Si les jambes sont lourdes au départ, il vaut mieux patienter dix minutes avant de juger sa forme. Le corps a parfois besoin d’un temps d’installation, surtout après l’attente dans le sas.

Le jour J, la meilleure stratégie tient en une phrase : préparer ce qui dépend de vous, puis rester souple face au reste. Cette souplesse évite de transformer un petit imprévu en gros échec.

Préparation mentale, confiance et concentration : se présenter au départ avec un plan clair

La préparation mentale n’est pas réservée aux athlètes professionnels. Elle concerne tous les coureurs qui ont déjà connu cette petite voix avant le départ : “Et si je n’y arrivais pas ?” Cette voix n’est pas un problème en soi. Elle devient gênante seulement si elle prend toute la place. Un mental solide ne signifie pas absence de doute, mais capacité à agir malgré lui.

Avant son semi, Nadia a connu une semaine d’inquiétude. Une séance moyenne, une météo incertaine, quelques courbatures, et son esprit a commencé à amplifier chaque détail. Pour reprendre le contrôle, elle a relu son carnet d’entraînement. Elle y a retrouvé ses sorties longues réussies, ses séances en côte, ses footings faciles. Les preuves étaient là. La confiance ne vient pas d’une phrase magique, elle vient souvent de traces concrètes.

Fixer des objectifs réalistes et utiles

Un seul objectif chronométrique peut mettre trop de pression. Si la météo, le parcours ou les sensations ne sont pas favorables, le coureur peut avoir l’impression de rater sa course dès les premiers kilomètres. Il est plus efficace de prévoir plusieurs niveaux d’objectifs.

Nadia utilise trois niveaux. Objectif A : terminer sous un temps ambitieux si tout s’aligne. Objectif B : courir régulièrement et battre son record personnel de peu. Objectif C : finir proprement, sans marcher, en respectant sa stratégie. Ce système protège la motivation. Il permet de rester engagé même si le scénario idéal disparaît.

Les objectifs doivent aussi être contrôlables. On ne contrôle pas la météo ni le niveau des autres participants. On contrôle son départ, son ravitaillement, sa posture, sa respiration et sa réaction aux moments difficiles. C’est là que l’attention doit se placer.

Visualisation et phrases d’ancrage

La visualisation consiste à imaginer une situation de course avec précision. Pas seulement l’arrivée heureuse, mais aussi les passages inconfortables. Que faire au moment où les jambes deviennent lourdes ? Comment réagir si le cardio monte ? Quelle phrase répéter quand l’envie de ralentir arrive ?

Une phrase d’ancrage doit être courte. Par exemple : “Relâche les épaules”, “Un kilomètre à la fois”, “Souffle long”, “Reste propre”. Nadia choisit “calme et solide”. Elle la répète au départ, puis dans les faux plats. Cette phrase l’aide à revenir à l’instant présent.

La concentration mentale peut aussi être renforcée par le running lui-même. Courir oblige à filtrer les distractions, à écouter ses sensations et à ajuster son effort. Les mécanismes sont proches de ceux décrits dans l’amélioration de la concentration grâce au running, où l’attention se construit par répétition et engagement corporel.

Transformer la pression en énergie disponible

Le stress avant une course n’est pas forcément négatif. Il montre que l’événement compte. Le but n’est donc pas de l’éliminer, mais de l’orienter. Une respiration lente, une routine connue et un plan d’allure réduisent l’agitation.

Dans le sas, Nadia inspire sur trois temps et expire sur cinq. Elle relâche les mains, baisse les épaules, regarde devant elle. Elle ne cherche pas à deviner sa forme. Elle se répète que les premières minutes serviront à entrer dans l’effort. Cette attitude change tout : elle n’attend pas d’être rassurée pour agir, elle agit pour se rassurer.

Un coureur prêt mentalement n’est pas celui qui se sent invincible. C’est celui qui sait quoi faire quand la course cesse d’être confortable.

Combien de temps faut-il s’échauffer avant une course officielle ?

Pour un 5 km ou un 10 km, prévoyez souvent 15 à 25 minutes avec footing léger, mobilité et accélérations progressives. Pour un semi-marathon ou un marathon, l’échauffement peut être plus court et plus doux afin de préserver l’énergie, tout en activant les muscles et la respiration.

Faut-il faire des étirements la veille d’une course ?

Oui, mais ils doivent rester doux. La veille, privilégiez la mobilité, les mouvements fluides et quelques étirements légers si vous en avez l’habitude. Évitez les longues postures intenses qui peuvent laisser une sensation de jambes molles ou créer des tensions inutiles.

Que manger le matin d’une course officielle ?

Choisissez un repas digeste, testé à l’entraînement, idéalement pris environ trois heures avant le départ. Pain, miel, banane, compote, flocons d’avoine ou boisson chaude peuvent convenir selon votre tolérance. Le plus important est de ne rien improviser le jour J.

Comment savoir si une douleur doit empêcher de prendre le départ ?

Une douleur qui augmente en courant, modifie la foulée ou reste présente au repos doit être prise au sérieux. Dans ce cas, mieux vaut demander un avis médical. Une échographie musculaire peut parfois aider à vérifier l’état d’un muscle ou d’un tendon avant de décider.

Doit-on courir la veille d’une course ?

Une sortie très facile de 20 à 30 minutes peut aider certains coureurs à délier les jambes, surtout avant un 10 km ou un semi-marathon. Elle ne doit jamais devenir une séance d’entraînement. Si vous vous sentez fatigué, une marche légère et du repos seront plus bénéfiques.